Le concept de santé du point de vue du Seitai
"Le corps humain a le pouvoir de recouvrer lui même naturellement sa condition de santé initiale à partir d'un état de maladie ou de blessure sans intervention extérieure"
Kuniaki IMOTO
Cette affirmation est fondée sur une connaissance due à une longue observation des mécanismes de la vie dans le corps.
1. La santé et la maladie
Du point de vue du Seitai, être en bonne santé ne signifie pas ne pas être malade.
Ainsi une personne, qui par exemple, n'attrape jamais froid n'est pas considérée comme une personne en bonne santé. Son corps a perdu de sa sensibilité et sa capacité à évacuer les excès s'est émoussée.
En effet, selon le Seitai, le corps humain devient malade pour guérir les problèmes qui surviennent dans le corps et qui dépassent sa capacité d'assimilation, il amorce ainsi divers processus pour se débarrasser des problèmes accumulés. C'est cette fonction normale du corps qui est généralement considérée comme la maladie.
Par exemple, le Seitai regardera les différents symptômes d'un coup de froid ; la fièvre, les maux de tête, la toux, les vomissements ou encore la diarrhée comme la réponse naturelle du corps pour revenir lui-même à son état originel.
C'est la destruction avant la reconstruction qui vise à l'homéostasie. L'équilibre entre le catabolisme et l'anabolisme.
Un corps Seitai -en ordre, ajusté- est très sensible et répond avec vivacité aux stimuli extérieurs, à tel point qu'il pourra sembler vulnérable à la maladie. Mais les symptômes seront légers, brefs, et le corps pourra éliminer un coup de froid en quelques éternuements.
Un corps émoussé et insensible ne parviendra pas à élaborer une réponse immédiate et résistera à la maladie jusqu'à ce que les problèmes s'accumulent et grossissent. Quand la maladie se manifestera de façon plus importante plus tard, sa réponse devra être intense et plus longue. Elle nécessitera alors beaucoup plus de force et si cette dernière est insuffisante, l'issue pourra être fatale.
2. La possibilité de changement d'une manière plus globale
Selon le point de vue du Seitai, nos attitudes, comportements et réactions face à la vie ont une grande importance dans les formes que vont prendre les maladies dans notre corps. Le Seitai considère donc que ce sont des résultantes.
Si le corps est le réceptacle de nos réactions face à la vie, le Seitai nous propose d'envisager également le chemin inverse et de libérer la pensée en supprimant les points d'ancrage qui nous rappelle nos attitudes négatives.
Par exemple, quelqu'un qui a peur va lever les épaules en réaction. La tension inhérente à cette posture pourra alors perdurer peu ou prou selon l'intensité ou la durée de l'événement qui a suscité cette réaction et cela même quand la personne n'aura plus peur. La posture et les articulations en pâtiront sûrement puisque cela induira des tensions constantes mais le comportement également, car le corps par cette attitude installée continuera de manifester ce sentiment de peur.
C'est pourquoi on peut dire que le Seitai vise à libérer le corps pour donner plus de liberté à la pensée. En d'autres termes, libérer le corps des ancrages du stress pour permettre à la pensée d'être plus calme et de remplir sa fonction sereinement.
L'augmentation de la perceptibilité et donc de l'écoute de notre corps liée à la pratique du Seitai permet d'identifier des régions durcies, endormies, affaiblies - alors qu'on ne ressent en général que les régions douloureuses - et d'avoir une action sur ces dernières.
En acceptant que leur état n'est pas du au hasard, cette action, en redonnant de la liberté au corps, permettra également d'ouvrir une fenêtre sur un aspect de soi-même qui a été oublié. Chaque action sur cet aspect sera un pas vers le changement.
Ce changement ne peut pas s'effectuer de façon miraculeuse et instantanée. Mais cette manière d'aborder le stress et ses ancrages ouvre de nouveaux espaces de liberté qui permettent d'appréhender la vie, les conflits, les problèmes ou les opportunités avec un autre regard
Comme si le corps pouvait s'exprimer et dire : regarde, c'est comme ça que je devrais être.
Et la conscience débarrassée de ces signaux parasites de constater : c'est comme ça que je suis bien.
Kuniaki IMOTO
Cette affirmation est fondée sur une connaissance due à une longue observation des mécanismes de la vie dans le corps.
1. La santé et la maladie
Du point de vue du Seitai, être en bonne santé ne signifie pas ne pas être malade.
Ainsi une personne, qui par exemple, n'attrape jamais froid n'est pas considérée comme une personne en bonne santé. Son corps a perdu de sa sensibilité et sa capacité à évacuer les excès s'est émoussée.
En effet, selon le Seitai, le corps humain devient malade pour guérir les problèmes qui surviennent dans le corps et qui dépassent sa capacité d'assimilation, il amorce ainsi divers processus pour se débarrasser des problèmes accumulés. C'est cette fonction normale du corps qui est généralement considérée comme la maladie.
Par exemple, le Seitai regardera les différents symptômes d'un coup de froid ; la fièvre, les maux de tête, la toux, les vomissements ou encore la diarrhée comme la réponse naturelle du corps pour revenir lui-même à son état originel.
C'est la destruction avant la reconstruction qui vise à l'homéostasie. L'équilibre entre le catabolisme et l'anabolisme.
Un corps Seitai -en ordre, ajusté- est très sensible et répond avec vivacité aux stimuli extérieurs, à tel point qu'il pourra sembler vulnérable à la maladie. Mais les symptômes seront légers, brefs, et le corps pourra éliminer un coup de froid en quelques éternuements.
Un corps émoussé et insensible ne parviendra pas à élaborer une réponse immédiate et résistera à la maladie jusqu'à ce que les problèmes s'accumulent et grossissent. Quand la maladie se manifestera de façon plus importante plus tard, sa réponse devra être intense et plus longue. Elle nécessitera alors beaucoup plus de force et si cette dernière est insuffisante, l'issue pourra être fatale.
2. La possibilité de changement d'une manière plus globale
Selon le point de vue du Seitai, nos attitudes, comportements et réactions face à la vie ont une grande importance dans les formes que vont prendre les maladies dans notre corps. Le Seitai considère donc que ce sont des résultantes.
Si le corps est le réceptacle de nos réactions face à la vie, le Seitai nous propose d'envisager également le chemin inverse et de libérer la pensée en supprimant les points d'ancrage qui nous rappelle nos attitudes négatives.
Par exemple, quelqu'un qui a peur va lever les épaules en réaction. La tension inhérente à cette posture pourra alors perdurer peu ou prou selon l'intensité ou la durée de l'événement qui a suscité cette réaction et cela même quand la personne n'aura plus peur. La posture et les articulations en pâtiront sûrement puisque cela induira des tensions constantes mais le comportement également, car le corps par cette attitude installée continuera de manifester ce sentiment de peur.
C'est pourquoi on peut dire que le Seitai vise à libérer le corps pour donner plus de liberté à la pensée. En d'autres termes, libérer le corps des ancrages du stress pour permettre à la pensée d'être plus calme et de remplir sa fonction sereinement.
L'augmentation de la perceptibilité et donc de l'écoute de notre corps liée à la pratique du Seitai permet d'identifier des régions durcies, endormies, affaiblies - alors qu'on ne ressent en général que les régions douloureuses - et d'avoir une action sur ces dernières.
En acceptant que leur état n'est pas du au hasard, cette action, en redonnant de la liberté au corps, permettra également d'ouvrir une fenêtre sur un aspect de soi-même qui a été oublié. Chaque action sur cet aspect sera un pas vers le changement.
Ce changement ne peut pas s'effectuer de façon miraculeuse et instantanée. Mais cette manière d'aborder le stress et ses ancrages ouvre de nouveaux espaces de liberté qui permettent d'appréhender la vie, les conflits, les problèmes ou les opportunités avec un autre regard
Comme si le corps pouvait s'exprimer et dire : regarde, c'est comme ça que je devrais être.
Et la conscience débarrassée de ces signaux parasites de constater : c'est comme ça que je suis bien.